14ème dimanche du temps ordinaire (A)

Voilà un conseil tellement plus facile à dire qu'à vivre ! Surtout, lorsque nous avons l'impression que tout nous tombe dessus. Cependant —si on y réfléchit— prendre le joug d’un autre, n’est-ce pas justement accepter de se dessaisir d’une partie de nous-même, de ce qui nous pèse peut-être, pour nous lier à un autre ? Il s’agit d’accepter qu’un autre porte, avec nous, ce que nous avons à porter. Au sens premier, le joug n’est pas ce qui pèse ou fait peser, mais ce qui relie, ce qui attache. Qu’est qu’un joug, sinon ce qui nous impose de ne pas avancer tout seul ? Qu’est-ce qu’un joug, sinon cette pièce de bois, —comme une croix—  qui nous rappelle que la vie n’a de sens que si elle est reliée...

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Pentecôte

« Les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par peur».

Il n’y a pas que les petits enfants qui se réfugient dans leur chambre. Les Apôtres, eux aussi, ont fermé la porte à double tour et se sont enfermés, comme s’ils voulaient ne voir personne. Nous le savons, il y a des confinements nécessaires —aussi difficiles qu’indispensables— mais il y a toutes ces fois où nous nous enfermons intérieurement. Pas simplement pour fuir. Mais seulement pour ne pas affronter la réalité, par manque de courage ou de force…

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Ascension du Seigneur

“Est-ce qu’il s’était trompé de style ? ».  J’étais complètement surpris, follement enchanté lorsque je lisais un article de sa main qui cette fois-ci était vraiment lisible et irrésistiblement compréhensible.

Contrairement à son habitude, notre cher frère Edward Schillebeeckx avait introduit son texte avec le récit d’une expérience toute particulière et personnelle. Des amis lui avaient offert un vol dans un Concorde. Lorsque la machine monte très haut, presque au-dessus de la lumière, il voit en dessous de lui la terre toute splendide, lumineuse, source abondante de la lumière, lumière venant de notre monde d’une brillante clarté, tandis que au-dessus de lui, le ciel est tout noir, obscurité opaque, impénétrable. Image qui évoque comment le monde, devient le lieu où la lumière de la révélation se manifeste. C’est à partir de ce lieu, notre maison, que s’élève la lumière. Bel image, comme un leitmotiv qui nous rapproche immédiatement de la vie du Christ et de la célébration de son Ascension.

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Hemelvaart

Hemelvaart en verandering van gedaante

“Had hij zich van stijl vergist ?” vroeg ik me af, toen ik bijna bedwelmd opgetogen een artikel van hem las: het was dit keer echt leesbaar en bovendien onweerstaanbaar begrijpelijk. Tegen alle gewoonten in opende onze goede confrater Edward Schillebeeckx zijn tekst met een persoonlijke ervaring die zou uitgroeien tot een leidmotief. Vrienden hadden hem een reis in een Concorde geschonken en heel hoog daarboven, zag hij onder zich de aarde, onze woning, licht uitstralen, vol luister, schitterend, terwijl boven zijn hoofd de hemel zwart was, compacte duisternis waar geen oog doorheen kan kijken. Beeld dat hem geschonken werd waarbij de wereld oord is geworden van het Licht van de openbaring.

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Sixième dimanche de Pâques (année A)



En lisant cet évangile de Jean, j’ai comme l’impression d’être face à un vieux disque un peu griffé… comme avec ces 33 tours que j’écoutais encore lorsqu’ils étaient abîmés et rayés. La musique revenait soudainement sur la même parole, sur la même mesure… Vous en doutez peut-être mais, j’ai écouté des disques vinyls dans ma lointaine jeunesse.

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Cinquième dimanche de Pâques (année A)



Le passage de l’évangile de Jean est le commencement du grand discours d’adieu à ses disciples que l’évangéliste met sur les lèvres de Jésus. Ce discours est adressé par l’évangéliste à la communauté dans laquelle il vit. Il nous est aussi adressé.

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Cinquième dimanche de Pâques (année A)


Seigneur, nous ne savons pas où tu vas.
Comment pourrions-nous savoir le chemin ?

Ce sont parfois les questions les plus simples, presque naïves, qui amènent les réponses les plus éclairantes… Nous le savons, il n’y a pas de bête question. L’interpellation de Thomas peut donc sembler anodine. Mais la réponse de Jésus, quant à elle, résume son évangile ! Je suis le chemin, la vérité, la vie…

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Quatrième dimanche de Pâques (A)

Dominique Collin


Les brebis suivent le berger, car elles connaissent sa voix.
Dans la cacophonie ambiante, physique ou médiatique, mais toujours intrusive des voix innombrables du monde, une voix singulière, familière, se distingue entre mille.
Même tamisées par le confinement, toutes ces voix discordantes, mal ajustées, voix de fausset des « voleurs » d’âmes et d’esprits, remplissent nos oreilles de leur bruit assourdissant.
Nous ne les écoutons pas parce que nous ne reconnaissons pas dans cette cacophonie la voix unique de celui que nous suivons.
Et comment reconnaissons-nous cette voix ?
À ce qu’elle nous appelle chacune et chacun par son nom.

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